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Le nucléaire doit-il être reconnu comme une énergie verte ?

Alors que la Commission européenne a décidé de reporter sa décision d’inclure ou non le nucléaire dans la taxonomie verte, un récent sondage, réalisé par Le Figaro sur son site, montre que 80,28% des participants ont répondu favorablement à la question “le nucléaire doit-il être reconnu comme énergie verte ?”

En 2019, 8000 éoliennes n’ont produit que 1,26 % de l’énergie consommée en France, de façon aléatoire et intermittente, et seulement à cause de la priorité d’achat par EDF. Même en multipliant leur nombre, elles n’apportent aucune solution énergétique pour  le futur du fait de l’intermittence et de l’absence de moyens de stockage, actuellement sans perspective à grande échelle.

En outre, remplacer une partie du  nucléaire par des éoliennes implique un adossement au gaz à 76 % du temps. C’est donc multiplier par 40 les émissions de gaz à effet de serre et différer le problème de l’épuisement des ressources. C’est aussi perdre de la compétence et amoindrir le niveau de sécurité du nucléaire.

La route tue chaque année dans le monde 1 200 000 personnes. Le nucléaire français est sûr et n’a pas fait un mort en 40 ans. Le charbon, le gaz ou le fuel sont à l’origine d’accidents d’exploitation certainement nombreux et de maladies notamment respiratoires affectant la population partout dans le monde. Fukujima est d’abord un accident de tsunami, et l’effet radioactif apparu 24 heures plus tard n’a pas fait, selon l’ONU, plus de 10 morts. Bien géré, le nucléaire est une des énergies les plus sécures.

L’énergie nucléaire peut assurer à l’humanité plusieurs siècles d’énergie, et la plupart des combustibles résiduels peut être enrichie. L’enfouissement des déchets sous verre offre des conditions de sécurité garantissant l’absence de radioactivité pendant des millénaires. Le traitement des déchets par traitement laser sera possible d’ici 20 ans. à condition d’y mettre les moyens financiers. Il vaudrait mieux investir dans la recherche plutôt que de financer des éoliennes qui, d’ici 20 ans, devront toutes être remplacées après avoir consommé énergie, matériaux et terres rares épuisables pour leur fabrication.

La question de savoir si on est “pour ou contre le nucléaire” est sans intérêt. Il convient juste de constater que les énergies intermittentes sont des leurres et que le nucléaire est irremplaçable et nécessaire à grande échelle dans les siècles futurs pour éviter un grand chaos de l’humanité. Les leurres de l’énergie intermittente sont utilisés à des fins financières et de positionnement électoral.

Arnaud Casalis

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La Peste Éolienne, de Patrice Cahart – Pour en finir avec les idées fausses

Malgré toutes les objections et protestations, la progression éolienne se poursuit, au détriment de nos paysages et de nos finances. C’est pourquoi Patrice Cahart a rassemblé, dans un petit livre percutant, toutes les idées utiles sur ce sujet. Ancien inspecteur général des finances, il était bien placé pour dénoncer le gaspillage monumental que constitue l’éolien dans notre pays.

Les éoliennes reposent sur un mythe, suivant lequel  elles permettraient de réduire les émissions de carbone. Or la part des énergies fossiles (gaz surtout) dans notre production d’électricité est déjà tombée au plus bas. Elle ne saurait  baisser davantage. L’expansion éolienne ne peut au contraire qu’accroître les émissions nocives, car une éolienne, dans notre pays, ne fonctionne en moyenne qu’à 24% de sa capacité. Pour le complément, force est de se tourner vers le gaz, polluant et, de plus en plus, d’origine russe.

Le livre insiste aussi sur les conditions profondément anormales dans lesquelles l’éolien est financé. Les promoteurs se lancent avec un capital très faible, parfois un seul euro ! Les banques s’empressent de leur prêter tout le reste. Pourquoi cette faveur, refusée aux entreprises industrielles normales ? Parce que l’Etat garantit aux promoteurs éoliens, pendant vingt ans, une recette égale à peu près  au double du prix de l’électricité sur le marché. Aucune autre branche de l’industrie  française ne bénéficie d’un avantage aussi exorbitant.

Les sommes gigantesques attirées par ce moyen pour financer des investissements éoliens inutiles manqueront pour financer ceux qui sont réellement utiles au climat (isolation, voitures électriques, chauffage électriques, voitures électriques).

Entre les éoliennes et la France, il faut choisir.

À retrouver dès à présent chez votre libraire !

La Peste Éolienne, Éditions Hugo Doc, 160 pages, 9,95 euros.