Qui sommes-nous ?

Qui sommes nous-01-1280

L'énergie
de la raison

ORIGINE

Le Cérémé, Cercle d’Étude Réalités Écologiques et Mix Énergétique, a été créé par un groupe de personnes, citoyens actifs, qui souhaitent que le débat sur la politique énergétique de la France soit fondé sur des analyses objectives et indépendantes de tout intérêt financier, débarrassées de tout préjugé.

Mission

Le Cérémé a pour vocation de nourrir ce débat avec des études comparatives sur les différentes énergies, au regard du critère principal de la réduction des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre. En tenant compte aussi des vrais coûts de chaque énergie, de la sécurité d’approvisionnement des consommateurs, de la stabilité des réseaux électriques, de l’indépendance nationale et de l’impact global sur l’environnement. En intégrant aussi les conséquences sociales et sur les territoires des choix de la politique de transition énergétique.

Ambition

Le Cérémé a pour ambition de peser sur les choix de politique énergétique, en France et au niveau de l’Europe, en faisant entendre une voix indépendante, alors que l’opinion publique et les autorités étatiques sont soumises à un flot continu de pressions et d’informations, émanant de groupes puissants, défendant avant tout leurs intérêts économiques ou leurs positions idéologiques. Pour cela, le Cérémé entend faire mieux connaître les très nombreux travaux d’experts indépendants, ainsi que les rapports d’institutions faisant autorité et visant l’intérêt général, trop souvent écartés de la scène médiatique. Le Cérémé formulera enfin des propositions alternatives afin que prévale, comme le dit notre signature, « l’énergie de la raison », celle qui permettra de lutter le plus efficacement et le plus rapidement contre le réchauffement climatique.

nos propositions

Le 12 décembre 2020, Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), lance un appel à « déclarer l’état d’urgence climatique ». Il ouvre le sommet destiné à relancer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, cinq ans après l’accord de Paris, en ces termes :

« J’appelle aujourd’hui les responsables du monde à déclarer l’état d’urgence climatique dans leur pays jusqu’à ce que la neutralité carbone soit atteinte ».

Convaincu du bien-fondé de ces propos, le Cérémé formule plusieurs propositions afin de contribuer au débat sur le mix énergétique et faire en particulier évoluer la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en France.

Ces propositions ont pour objectif, si elles sont effectivement mises en œuvre, de permettre à la France d’aller vers une économie plus profondément et plus rapidement décarbonée, plutôt que de s’éloigner de cet objectif.

1 - Réviser en profondeur la politique française de l’énergie en la focalisant sur les objectifs à atteindre et non sur les moyens à développer.

L’analyse détaillée de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (cf. Note) montre que les moyens envisagés actuellement ne permettent pas d’atteindre l’objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre recherché.

En cohérence avec de nombreuses voix s’élevant aujourd’hui de manière croissante dans le débat public et au sein des instances de décision, le Cérémé a cherché à apporter une vision constructive au-delà de la seule analyse critique de la politique énergétique actuelle.

Nous avons donc établi un scénario alternatif simulant l’inflexion de la politique énergétique actuelle traduite dans la PPE, sur la base d’un critère simple : faire tous les choix structurants sur la base prioritaire de leur contribution à la décarbonation du système énergétique, en recherchant l’atteinte des deux seuls objectifs contraignants auxquels la France s’est engagée : diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 40% par rapport à 1990, et porter la part des renouvelables (chaleur, électricité) à 32% en 2030.

Ce scénario non seulement donne une vision claire de l’avantage que cette rationalisation de la décision apporterait à l’atteinte de nos objectifs climat, mais met en lumière également les bénéfices induits supplémentaires nets à même de pérenniser et d’étendre cette décarbonation.

Les principaux résultats de ce scénario sont les suivants :

  • Réduction des émissions de CO2 de 35 % (moins 30 millions de tonnes), vision 2019, par rapport aux objectifs de la PPE se limitant à moins 26% ;
  • Réduction des émissions de CO2 de 48%, vision 1990, dès 2028 (objectif européen -40% en 2030);
  • Réduction de la consommation finale d’énergie de 16% (80 TWh) par rapport à un objectif de 13% dans la PPE, et ce dès 2028 ;
  • Economie nette en soutiens publics : 20 milliards d’euros (dont 15 milliards liés aux coûts de raccordements), malgré le poids du passé;
  • Libération de près de 50 milliards d’investissements privés immédiatement disponibles pour d’autres actions en faveur de la transition énergétique et notamment pour aider les ménages et les entreprises à investir directement dans la transition énergétique (mise aux normes, pompes à chaleur, géothermie individuelle, rénovation énergétique du bâti existant etc.) ;
  • Augmentation de la proportion de capacité de production pilotable au sein du système électrique à 86% (vs. 76% dans la PPE) ;
  • Amélioration de la gestion des pointes de consommation avec un moindre recours à des importations aujourd’hui à l’empreinte carbone supérieure, et réduction du risque d’exposition à un black-out ;
  • Préservation de notre niveau d’indépendance énergétique.
2 - Systématiser l’emploi d’indicateurs chiffrés permettant de mesurer la contribution à ces objectifs des politiques proposées.

Le Cérémé propose que les décisions prises au nom de la transition écologique et solidaire soient systématiquement présentées selon leur impact en CO2 évité / € investi.

  • Prend acte de l’impérative nécessité que chaque effort mené par la force publique au nom des français soit dédié aux objectifs de la Nation de la manière la plus efficace qui soit, et ce au regard des efforts considérables consentis par tous cette dernière année et des enjeux tout aussi considérables à venir;
  • Fait écho aux appels à plus de considération donnée à la science;
  • S’inscrit dans la continuité de l’initiative gouvernementale d’établir le budget en base « carbone »;
  • Et relève de l’intérêt démocratique supérieur de la nation en participant à une communication plus transparente et plus inclusive du public dont est de plus en plus sollicité l’avis.

L’ensemble des politiques publiques doivent être alignées sur ces objectifs.

3 - Tendre, dans une approche technologiquement neutre, vers des exigences règlementaires imposant aux différents moyens de production disponibles des contraintes équivalentes en termes d’impact environnemental, y compris de recyclabilité, d’émissions de gaz à effet de serre, de sécurité, de sûreté, de transparence et d’acceptabilité par les populations avoisinantes.

Le Cérémé propose qu’un champ cohérent de contraintes règlementaires et législatives soit opposé par la force publique aux différentes filières industrielles sollicitées dans le cadre de la transition énergétique.

Cette « équité dans le traitement » doit les inciter à maintenir et exercer un niveau équivalent d’amélioration continue, au-delà de la seule capacité de décarbonation structurellement associée à l’une ou l’autre des options technologiques ou des procédés choisis, et faire que l’atteinte des objectifs climat ne signifie pas la dégradation des autres indicateurs environnementaux (notamment biodiversité), sanitaires, sociaux et économiques qui fondent le modèle de société français.

4 - Suspendre les projets en cours d’étude ou d’instruction, dont la valeur ajoutée directe et mesurable pour l’atteinte des objectifs de décarbonation du système énergétique n’est pas démontrée, pour permettre un débat approfondi sur la stratégie en matière de mix énergétique au regard des objectifs de réduction des gaz à effets de serre.

Parce que le développement des énergies renouvelables électriques, comme l’éolien ou le solaire, est devenu un sujet d’ordre politique, celles-ci suscitent des débats passionnés. Chaque partie invoque ses experts, études, statistiques, … aux conclusions trop souvent contradictoires.

Fort de ce constat, le Cérémé estime plus que jamais nécessaire de reposer les termes du débat et d’objectiver les bénéfices et les risques associées à ces énergies à l’industrialisation récente, pour lesquelles le retour d’expérience demande à être suivi et communiqué au rythme progressif de leur déploiement.

Etant donné les capacités déjà déployées sur lesquelles ce retour d’expérience est seulement en cours de réalisation, les sommes considérables engagées ainsi que le phénomène de verrouillage pour plusieurs décennies vers lequel chaque projet entraîne la collectivité, le Cérémé propose la suspension immédiate de tous les projets en cours d’études ou d’instruction actuellement en cours pour donner au pouvoir politique, aux citoyens, aux scientifiques et aux industriels, le temps nécessaire à une réévaluation objective de la réponse aux attentes émises initialement en termes d’impact écologique, climatique, économique et sur l’attractivité des territoires concernés.

5 - Mutualiser les enseignements tirés des limites observées après 20 ans de politique énergétique, notamment en faveur des énergies renouvelables électriques, partout dans le monde, à commencer par l’Union Européenne.

Si les objectifs en matière d’émissions de gaz à effet de serre sont globaux pour l’Union Européenne et leur intégration progressive de plus en plus réelle à l’échelle physique des systèmes et de leurs impacts, chaque pays fait encore ses propres choix en matière de mix énergétique. Cette diversité européenne dans des contextes de développement relativement similaires donne la possibilité précieuse de faire l’analyse comparée des différents choix pouvant être exercés dans ce domaine.

Or aujourd’hui, il semble n‘exister aucun lieu de mise en commun dépassionnée des connaissances et analyses issues de l’application de ces politiques énergétiques.

A l’heure où les décisions sont prises au nom de la planète, le Cérémé est convaincu qu’il est plus que jamais opportun, et nécessaire, de s’informer de ce qui est fait au-delà des frontières nationales, notamment en Allemagne où les résultats de la politique de l’« Energiewende », emblématique de la vision retranscrite au sein de la PPE française, sont désormais largement contestés, mais également auprès des autres pays européens ayant fait des choix différents, tels que l’Angleterre ou la Finlande, afin de faire l’évaluation dépassionnée de leurs bilans respectifs autant que de leurs applicabilités en France.

6 - Promouvoir l’utilisation pour tous les sujets relevant de la lutte contre le changement climatique de la dénomination « énergie décarbonée », qui devrait être reconnue comme un label en remplacement des dénominations et labels « énergie verte » ou « énergie renouvelable » qui ne reflètent pas l’impact sur le climat.

Electricité renouvelable, énergie renouvelable, … le terme « renouvelable » est devenu un argument marketing employé sans discernement, et surtout sans corrélation avec l’empreinte carbone réelle de ce à quoi il est associé, dans le but avéré de répondre aux attentes des consommateurs soucieux de contribuer à l’urgence climatique. Dans un contexte énergétique, renouvelable est un terme décevant, car il désigne le fait qu’une source d’énergie peut être renouvelée, sans considération du fait qu’elle le soit effectivement ou pas (cas de la biomasse et des bioénergies qui le sont relativement peu) et sans prendre en compte l’empreinte carbone du reste du processus mis en œuvre pour fournir le service énergétique associé.
L’acception « renouvelable » ne traduisant pas une contribution positive, mesurable et systématique à la lutte contre le changement climatique, toutes ses utilisations sont propices à manipulation et greenwashing. Pour autant il est utilisé, dans un objectif de préservation du climat, dans les lois françaises, les directives européennes, les propositions de régulations financières, la promotion des offres dites vertes etc. et autres labels ayant vocation à traduire un bénéfice apporté au climat.

Convaincu qu’il est important d’avoir une approche la plus objective possible regardant les effets en termes d’émissions de CO2 de nos choix de société, notamment en ce qui concerne l’énergie, le Cérémé appelle à l’emploi du concept d’énergie ou de service décarboné, à travers un label spécifique, à chaque fois que le bénéfice qui y est associé concerne le changement climatique.

7 - Aligner les décisions des services de l’État et des collectivités locales sur la politique publique décidée.

Afin que les mesures prises aient l’efficacité que l’importance et l’urgence des enjeux qu’elles adressent nécessitent, il apparaît par ailleurs essentiel que soit assurée l’actualisation des textes de référence de toutes natures : qualification des énergies au regard de l’intérêt collectif, procédures applicables, urbanisme, aides publiques et modalités contractuelles associées, contrôle, suivis environnementaux, santé des riverains.

interview

Les raisons
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