L’éolien terrestre occupe 78 fois plus de surface au sol que le nucléaire
Pour produire l’équivalent d’un EPR2 (1650 MW) occupant une surface de 1 km², il faudrait créer :
– 311 parcs éoliens de 6 éoliennes de 3 MW, occupant une surface de 78 km² (78 fois plus)
78 km² sans tenir compte des covisibilités : ainsi ont été détruits les Hauts-de-France.
ou
– 2177 parcs solaires de 4,3 MWc (6 ha/parc), occupant une surface de 131 km² de terres agricoles ou forestières (131 fois plus)
Nota : monter 100 GW de panneaux solaires d’ici à 2050 reviendrait à artificialiser 1400 km² de terres, soit 14 fois la superficie de paris intra-muros ou la moitié du département du Rhône.
ou
– 8 parcs éoliens offshore géants de 480 MW comme celui de St Nazaire (95 km²), occupant 760 km² d’espace maritime (480 fois plus, mais en mer).
Annonce par le ministre de l’Industrie d’une publication prochaine du décret PPE-3 : le Cérémé dénonce cette intention juridiquement incohérente, techniquement injustifiée et dont la mise en oeuvre pèserait lourdement sur les finances publiques et le prix de l’électricité
L’annonce de la publication du décret de 3ème programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) par le ministre de l’Industrie semblait, ce jour, imminente et ce, alors qu’une proposition de loi qui doit fixer les orientations de PPE conformément à l’article 100-1 A du code de l’énergie, est encore en cours. Si le décret venait à être publié avant la fin du parcours législatif de ce texte, cette inversion d’ordre entre la loi et le règlement, manifestement illégale, aurait toutes les apparences d’un pari sur l’échec du processus législatif. Cette précipitation serait d’autant plus incompréhensible que l’urgence de publier ce décret n’est en rien démontrée dans un contexte de surabondance durable d’électricité et de saturation des réseaux en électricité intermittente d’origine éolienne et solaire.