Pas de foisonnement éolien … ni solaire en Europe

On ne peut pas compter sur Aolus in Deutschland lorsque Eole faiblit en France.

Exemple sur les 366 jours de l’année 2020 :

Le foisonnement éolien ? Ni en France, ni même en Europe

  • – 56% de l’année sous vent « faible à modéré », avec parfois 1 exception au Danemark ou en Bretagne.
  • – 9% de l’année sous vent « assez fort à fort », avec parfois 1 exception en Espagne ou en Languedoc (régime cévenol).
  • – parfois un peu de compensation, exemple typique le 7 décembre 2020, sauf – que pas de chance pour les théoriciens du foisonnement – ce fut une journée de consommation moyenne où l’on pouvait se passer d’éolien.

Quant au solaire … il n’est pas midi à Paris quand il est minuit à Marseille. Autrement dit le solaire peut aider à passer la pointe méridienne, mais pas la pointe de soirée, surtout en hiver.

Nos voisins fortement dotés en éolien sont en corrélation climatique avec nous : nous ne pouvons donc pas compter sur eux pour compenser nos manques de vent par des importations. Et lorsque nous avons une forte production éolienne, eux aussi sont généralement en surproduction éolienne.

Que faire alors en 2050 les jours de grande consommation sans vent et sans soleil : va-t-on brûler un hydrogène rare et coûteux pour produire de l’électricité ?

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Annonce par le ministre de l’Industrie d’une publication prochaine du décret PPE-3 : le Cérémé dénonce cette intention juridiquement incohérente, techniquement injustifiée et dont la mise en oeuvre pèserait lourdement sur les finances publiques et le prix de l’électricité

L’annonce de la publication du décret de 3ème programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) par le ministre de l’Industrie semblait, ce jour, imminente et ce, alors qu’une proposition de loi qui doit fixer les orientations de PPE conformément à l’article 100-1 A du code de l’énergie, est encore en cours. Si le décret venait à être publié avant la fin du parcours législatif de ce texte, cette inversion d’ordre entre la loi et le règlement, manifestement illégale, aurait toutes les apparences d’un pari sur l’échec du processus législatif. Cette précipitation serait d’autant plus incompréhensible que l’urgence de publier ce décret n’est en rien démontrée dans un contexte de surabondance durable d’électricité et de saturation des réseaux en électricité intermittente d’origine éolienne et solaire.