2050, La France sans carbone (éditions Fayard, 2018)

Auteur : Dominique Louis

À l’heure où la consommation d’énergie mondiale n’a jamais été aussi forte, et où les émissions de gaz à effet de serre représentent une menace potentiellement dévastatrice pour la planète, comment l’humanité peut-elle faire face ? Faut-il se résigner à un monde utilisant de plus en plus de ressources fossiles, et au dérèglement climatique qui en découlerait ?

Non. Une transition volontariste et progressive est possible, reposant sur l’abandon de l’exploitation du charbon, du pétrole, et du gaz, et sur l’adoption de modèles électriques décarbonés. La France est elle-même à un tournant de son histoire énergétique, et doit maintenant décider comment répondre aux besoins futurs de sa population et au défi environnemental, tout en garantissant un prix de l’électricité raisonnable.

L’habitat, le tertiaire ou les transports devront être convertis d’ici à 2050 à l’électricité verte, produite pour moitié par des installations hydraulique, solaire ou éolienne, et pour une autre moitié par des réacteurs nucléaires. La France resterait ainsi l’un des pays les plus décarbonés du monde, et pourrait redynamiser ses activités industrielles dans le respect des exigences de la lutte contre le réchauffement climatique.

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Annonce par le ministre de l’Industrie d’une publication prochaine du décret PPE-3 : le Cérémé dénonce cette intention juridiquement incohérente, techniquement injustifiée et dont la mise en oeuvre pèserait lourdement sur les finances publiques et le prix de l’électricité

L’annonce de la publication du décret de 3ème programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) par le ministre de l’Industrie semblait, ce jour, imminente et ce, alors qu’une proposition de loi qui doit fixer les orientations de PPE conformément à l’article 100-1 A du code de l’énergie, est encore en cours. Si le décret venait à être publié avant la fin du parcours législatif de ce texte, cette inversion d’ordre entre la loi et le règlement, manifestement illégale, aurait toutes les apparences d’un pari sur l’échec du processus législatif. Cette précipitation serait d’autant plus incompréhensible que l’urgence de publier ce décret n’est en rien démontrée dans un contexte de surabondance durable d’électricité et de saturation des réseaux en électricité intermittente d’origine éolienne et solaire.