Les Français largement favorables au nucléaire

Malgré les conclusions hâtives tirées du récent rapport de RTE par certains responsables politiques, une majorité de Français a compris qu’on ne pouvait pas se passer du nucléaire dans notre mix énergétique.

C’est ce que montre le sondage Odoxa pour Aviva, Challenges et BFM Business, paru le 11 mars, à l’occasion du 10e anniversaire de l’accident de Fukushima, et dont il ressort que 59% des Français se disent favorables au nucléaire, contre 47% en 2018. Un chiffre en nette hausse, qui témoigne que pour les Français la priorité est, non plus de développer les énergies renouvelables, mais de lutter contre le réchauffement climatique. Et qu’ils savent que pour ce faire il est impossible de se passer de l’énergie nucléaire.

Puisse cette lucidité inspirer nos dirigeants dans leurs choix en matière de politique énergétique pour la France et pour l’Union Européenne dont la priorité ne doit pas être la promotion d’une technologie mais la réduction des émissions de CO2.

Retrouvez l’intégralité de l’enquête ici : http://www.odoxa.fr/sondage/retour-de-flamme-francais-faveur-nucleaire/

Shopping Basket

Annonce par le ministre de l’Industrie d’une publication prochaine du décret PPE-3 : le Cérémé dénonce cette intention juridiquement incohérente, techniquement injustifiée et dont la mise en oeuvre pèserait lourdement sur les finances publiques et le prix de l’électricité

L’annonce de la publication du décret de 3ème programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) par le ministre de l’Industrie semblait, ce jour, imminente et ce, alors qu’une proposition de loi qui doit fixer les orientations de PPE conformément à l’article 100-1 A du code de l’énergie, est encore en cours. Si le décret venait à être publié avant la fin du parcours législatif de ce texte, cette inversion d’ordre entre la loi et le règlement, manifestement illégale, aurait toutes les apparences d’un pari sur l’échec du processus législatif. Cette précipitation serait d’autant plus incompréhensible que l’urgence de publier ce décret n’est en rien démontrée dans un contexte de surabondance durable d’électricité et de saturation des réseaux en électricité intermittente d’origine éolienne et solaire.